Mon week-end avec Bono

18 juillet 2011


Par Marc Lajambe


En tout, j’ai vu U2 quatre fois en spectacle : en 1987 (dans le cadre de la tournée The Joshua Tree), en 1997 (pour celle de Pop) et deux fois le week-end dernier. Et oui, vous avez bien lu : je suis allé voir les Irlandais deux fois plutôt qu’une à l’Hippodrome. Folie assumée.

J’ai ainsi attendu pendant de longues heures sous un soleil tapant, entouré de milliers de fans pour tenter d’obtenir les meilleures places possibles pour ces prestations qui marqueront à tout jamais l’histoire.

Disons que pour le spectacle du samedi soir, j’ai accompli ma mission de conquête du parterre avec brio, puisque j’ai réussi à obtenir des places dans ce qu’Alain Brunet de La Presse qualifiait d’«inner circle», soit à environ 20 pieds de la scène, entre cette dernière et le vaste cercle qui faisait le tour de l’espace sur lequel évoluaient Bono, The Edge, Adam Clayton et Larry Mullen Jr., le tout garni de ces fameuses passerelles qui passaient au-dessus de nos têtes. Mise en scène époustouflante.

Moins conceptuelle que la tournée Zoo TV, notons que la tournée 360º dispose de beaucoup plus de moyens, avec cette énorme structure en forme d’araignée (The Claw) qui s’élève au-dessus de la scène et cet écran qui change de forme et qui agit à titre de spectaculaire machine à images.

Du grand Bono
Même si la dualité qui existe entre le côté humaniste de Bono et la machine à imprimer du fric qu’est devenu U2 au fil des ans peut en agacer plus d’un, impossible de passer sous silence le charisme, la générosité, les grandes qualités de communicateur de Bono ainsi que toute l’énergie qu’il déploie sur scène pour donner le meilleur spectacle possible. Et sa voix? Toujours aussi puissante.

Tout de suite après les premières notes de Space Oddity de David Bowie, en guise de démarrage de la puissante machine U2, nous avons eu droit à un véritable tsunami de succès : Even Better Than The Real Thing, The Fly, Beautiful Day, Elevation, Zooropa, Vertigo, Sunday Bloody Sunday, One, Where The Streets Have No Name, With or Without You, pour n’en nommer que quelques-uns. Le seul hit qui manquait au rendez-vous selon moi : Bullet the Blue Sky. On ne peut pas tout avoir dans la vie…

Fait intéressant : le spectacle de samedi présentait quelques petites différences au niveau des chansons. J’ai donc été ravi de pouvoir entendre en rappel Ultraviolet, une de mes préférées extraite du mythique album Achtung Baby, dont c’est le vingtième anniversaire de parution cette année, et que plusieurs considèrent comme le plus abouti de la formation.

Hormis quelques inquiétudes au niveau de la stabilité et de la sécurité des gradins, de la supervision quant à la ligne d’attente pour le spectacle du vendredi et de l’inévitable lenteur des transports en commun pour le retour, Montréal peut se réjouir d’une organisation somme toute magistrale.

U2 et l’art de se renouveler
Qu’y a-t-il au menu pour U2 après cette longue tournée qui s’achève? Du repos, bien entendu, mais aussi la confection du nouvel album qui est en chantier et dont la sortie est prévue pour 2012. Comme le groupe à l’habitude de sans cesse se renouveler, on peut s’attendre à un projet très audacieux pour cette prochaine livraison.



 

Photo page d’accueil : Mark Baker (U2BROTHR)_ photos dans l’article : Vira Reda. Tous droits réservés.


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